Le Clown d’accompagnement

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Intervention de Clowns professionnel dans le Tarn et le Midi-Pyrénées au sein d’unité ouverte et/ou protégé (Alzheimer) d’EHPAD, Maison de retraite, Accueil de Jour, Hospitaux, etc…

« Le soin relationnel avec le clown d’accompagnement a la particularité de passer par des modes non-verbaux de communication. Le clown peut bien sûr communiquer par la parole, mais il privilégie le langage du corps, le toucher, le regard, la mélodie, l’imaginaire, la poésie, le ludique. Ces clowns stimulent la partie vivante en chacun par le sensible, l’émotionnel et l’affectif, sans passer par la réflexion.
C’est pourquoi le clown d’accompagnement s’avère particulièrement adapté et pertinent pour des personnes ayant perdu en partie ou totalement les modes de communication verbaux » habituels » ou ayant des facultés cognitives diminuées.
Vous aurez compris que ces clowns ne viennent pas proposer un spectacle, mais improvisent en fonction de la (ou des) personne(s) rencontrée(s), de l’environnement et du moment : une rencontre entre deux univers… » (Descriptif issue de http://www.clowndaccompagnement.fr )

Revue de presse:
La Dépêche du Midi – Octobre 2017
http://www.ladepeche.fr/article/2017/10/16/2666210-tetes-de-clowns-en-soutien-culturel-et-therapeutique.html
Publié le 16/10/2017 à 03:56, Mis à jour le 16/10/2017 à 09:14
Têtes de clowns en soutien culturel et thérapeutique
Les huit de Têtes de Clowns se sont regroupés en association en 2011. Après une tournée en Asie du sud-est et leur retour en France en 2013, ils se produisent surtout dans les EHPAD et dans quelques déambulations. C’est le cas dans le Centre Hospitalier de Gaillac, notamment le bâtiment Saint-Exupéry où se trouvent les malades d’Alzheimer et des résidents souffrant de troubles cognitifs. Ils viennent en séances d’une heure et demi, en binôme, avec un clown référent que l’on retrouve toutes les semaines, et un autre qui tourne parmi les huit, et un déguisement identique d’une semaine sur l’autre. Céline Daussy, référente, et Mike Bureaux entrent dans les chambres et la salle d’accueil collectif, puis s’attardent devant chaque personne. Ce n’est pas un spectacle, même s’ils peuvent utiliser leur savoir-faire en jonglerie, chansons, ou acrobaties. «Nous ne cherchons pas à faire de l’animation, mais à entrer en communication. Notre objectif n’est pas de devenir des familiers, même si beaucoup de résidents nous reconnaissent, nous attendent quelquefois».

Des ponts de communication

Mike et Céline s’approchent d’une personne dans son fauteuil, en face-à-face, à distance d’abord, cherchent à capter son regard par des sons, des gestes, des postures. Le contact ne s’établit pas, alors ils se rapprochent. Mike mime une locomotive, Céline s’accroupit et risque une main sur le bras de la dame. Ils se rapprochent encore, lancent des bruits familiers ou insolites, un jappement de chien. Soudain, la dame reproduit le bruit, puis d’autres, la cadence s’accélère, le regard semble s’ouvrir. Le contact dure, fragile certes, mais bien réel. «Et voilà» glisse Céline d’une voix aiguë. «Et voilà» murmure la dame. Céline Daussy et Mike Bureaux continuent leur parcours vers d’autres résidents. Les séances du lundi de Têtes de Clowns dureront jusqu’en décembre.